L'intégration de la production animale et végétale au sein de la Ferme École OLOUWACHEGOUN repose sur la circularité des intrants. La valorisation agroécologique des déjections permet d'éliminer l'usage d'engrais chimiques de synthèse tout en améliorant la structure des sols du Plateau.
1. Le compostage systématique du fumier et des fientes
L'application directe de déjections fraîches sur les planches de culture maraîchère est proscrite. Les fientes de volailles fraîches contiennent une teneur élevée en azote ammoniacal qui peut brûler les racines de tomates. Notre protocole impose un compostage aérobie de 45 à 60 jours, permettant une montée en température à 60 degrés pour détruire les graines de mauvaises herbes et les germes pathogènes.
2. Amélioration de la capacité de rétention en eau
Les sols sableux de notre région ont une faible capacité de rétention d'eau et de nutriments. L'apport de 10 à 15 tonnes de compost mûr par hectare avant le repiquage des légumes feuilles et de la tomate améliore la structure humique, favorise l'activité biologique du sol et permet de réduire de 30% la fréquence des cycles d'irrigation.
3. Impact sur le rendement des cultures de tomates
Les parcelles maraîchères amendées avec du compost organique de fientes de volailles et de fumier de lapins enregistrent un rendement régulier et des fruits fermes de meilleure conservation, parfaits pour la distribution en circuit court sur les marchés locaux.